La presse en parle

ELLE Québec – juillet/août 2019

ANGÉLIQUE MARTEL

La Presse+ du 6 mai 2019

IRIS GAGNON-PARADIS

LE RETOUR DU HENNÉ

La coloration végétale fait un grand retour. Utilisée depuis des millénaires et souvent associée aux « hippies », cette technique séduit de plus en plus de femmes à la recherche d’une solution de rechange aux produits chimiques pour colorer leurs cheveux. La Presse a rencontré un des pionniers en la matière, le Français Christian Roche, de Marcapar, qui était de passage à Montréal en avril dernier.

LA REVANCHE DES PLANTES

Vous pensiez que c’était une chose du passé, mais détrompez-vous. La coloration à base de plantes est en train de revenir à la mode. À preuve, la nouvelle gamme de coloration végétale Botanéa, que L’Oréal Professionnel vient de lancer ce mois-ci en salon. Ce n’est rien de nouveau pour Christian Roche, qui a fondé la marque Marcapar à Lyon il y a déjà 30 ans, après plus d’une décennie de recherche et d’essais. C’est après avoir essayé, en désespoir de cause, du henné sur des cheveux très fragilisés qu’il était incapable de repigmenter, qu’il a découvert les vertus des plantes tinctoriales au début des années 80. « J’ai voulu comprendre pourquoi le henné fonctionnait mieux que la chimie. Tous les coiffeurs se sont moqués de moi quand j’ai commencé ! Aujourd’hui, on est copiés, mais ce n’est pas grave ! », lance-t-il, sûr de la qualité de ses produits.

DU HENNÉ… MAIS PAS QUE ÇA

On parle souvent de « henné » lorsqu’il est question de coloration végétale. Mais le henné n’est qu’une plante parmi toutes celles dites tinctoriales. Marcapar en utilise une trentaine, combinées de diverses façons selon la couleur souhaitée, dans ses colorations végétales. En gros, il existe trois catégories : les plantes à indigo, à anthraquinone (dont fait partie le henné) et à flavonoïdes (comme le curcuma, le thé noir, la camomille). De son côté, Botanea ne propose pour l’instant que trois poudres de plantes différentes, récoltées en Inde, utilisées en différentes recettes : l’indigo, qui encapsule des pigments bleus à violets, idéaux pour les brunettes, le henné, dont les feuilles libèrent les pigments chauds et cuivrés, à utiliser sur les blondes, cuivrées et brunes, et le cassia, qui agit comme illuminateur.

COLORER AUTREMENT

La coloration aux plantes tinctoriales ne fonctionne pas du tout de la même façon que la coloration chimique, explique M. Roche. « La grosse différence par rapport à la chimie, c’est qu’on n’oxyde pas le cheveu. La plante vient se fixer sur la kératine, la partie transparente qui recouvre le cheveu. On gaine le cheveu en quelque sorte, et c’est ainsi qu’on obtient des couleurs », détaille le coiffeur. Avec cela vient ce que d’aucuns considéreront comme un désavantage : comme la coloration végétale ne contient pas d’ammoniaque ou d’éthanolamine (un dérivé ammoniaqué), dont la fonction est d’ouvrir les écailles des cheveux pour les recolorer de l’intérieur, en utilisant des oxydants, il est impossible, avec les plantes, d’éclaircir la chevelure et de passer de brune à blonde, par exemple. Cela dit, les plantes tinctoriales permettent de nuancer 100 % des cheveux blancs, créant un joli effet « méché ».

UN NOUVEAU MÉTIER

La coloration à base de plantes tinctoriales est inspirée d’un savoir-faire millénaire, et demande une connaissance artisanale qui n’a que très peu à voir avec les techniques de coloration utilisées en salon de nos jours. C’est pourquoi il est important que les coiffeurs soient formés en ce sens, avance le coiffeur Vincent Bonhomme, du salon Jardin d’art et de coiffure, qui est le distributeur et formateur officiel de Marcapar au Canada (une dizaine de salons au Québec travaillent avec la gamme). « Les couleurs des plantes ne se mélangent pas, mais se superposent », illustre-t-il. Voilà pourquoi, selon M. Roche, faire de la coloration végétale est « carrément un nouveau métier ». « Avec le végétal, on assemble la nature. Les coiffeurs doivent être formés, pour comprendre comment la plante se fixe, pourquoi, comment la contrôler… », énumère-t-il.

UNE SOLUTION POUR LA SANTÉ DES FEMMES… ET DE LA PLANÈTE

Nombreuses sont les femmes (et les coiffeurs !) qui développent des réactions allergiques ou indésirables à force d’utiliser les teintures chimiques. Desquamation du cuir chevelu, irritations, pellicules, hypersensibilité, œdème de Quincke sont parmi les effets secondaires vécus par plusieurs femmes. « Nous sommes là pour proposer une alternative, une solution pour la santé des coiffeurs et de leurs clientes », résume M. Bonhomme. Et c’est sans compter les considérations écologiques, puisque les colorations chimiques polluent les nappes phréatiques. D’ailleurs, afin de s’assurer que les plantes ne contiennent aucune trace de métaux lourds, pesticides ou colorants synthétiques, par exemple, Marcapar fait analyser toutes ses plantes par un laboratoire indépendant. Car attention, avertit M. Roche, plusieurs poudres végétales offertes sur le marché vont contenir des ingrédients chimiques comme le PPD (paraphénylènediamine), très nocif, ajouté pour « booster » les résultats. « Il y a beaucoup de compagnies qui trompent le public, et le premier trompé, c’est le coiffeur souvent », se désole-t-il.

Salon Magazine, avril 2018

LaPresse+ du 6 mai 2015

TENDANCE CAPILLAIRE
COULEUR AU NATUREL

LA COLORATION VÉGÉTALE RENAÎT

MARIE-FRANCE LÉGER – LA PRESSE+ 

Plusieurs jeunes filles se coloraient les cheveux au henné dans les années 80 et 90. Mais l’explosion de l’offre en matière de teintures, de shampoings et de vaporisateurs colorés a fait chuter la popularité de ce colorant végétal obtenu à partir des feuilles séchées d’une plante qui pousse en Inde et sur le continent africain.

Signe des temps, la toxicité des produits chimiques et la crainte des réactions allergiques attirent désormais une nouvelle clientèle vers la coloration 100 % végétale. Et pas seulement vers le henné. Des préparations de nombreuses plantes tinctoriales ont refait leur apparition en Europe et commencent à faire une percée au Québec.

Premier du genre à offrir ce type de couleur à Montréal, le salon Jardin d’art et de coiffure, avenue du Mont-Royal Est, offre aussi des formations aux coiffeurs qui souhaitent s’initier à ce type de coloration. « Notre teinture est 100 % végétale, sans aucune molécule chimique de synthèse », explique Vincent Bonhomme, propriétaire du salon.

Mr Bonhomme utilise les produits de l’entreprise française Marcapar pour le réseau Les cuisiniers du cheveu. Les teintures en poudre ne contiennent évidemment pas d’ammoniaque ni de PPD (p-phénylénédiamine), ce dernier étant montré du doigt comme cause d’allergies parfois très graves.

Les teintures utilisées sont réparties en trois grandes familles : pour les bruns, les blonds et les roux. Pour les cheveux bruns, on utilise des plantes tinctoriales à indigo, comprenant des indigotiers, de la renouée, du lichen et des lauriers à indigo. Pour les teintes de blonds, dites tinctoriales à flavonoïdes, on se sert de la camomille, de la gaude, de l’épine-vinette et du curcuma. Enfin, pour les colorations rousses, de la famille des tinctoriales à quinones, on emploie la garance, le rocou, le henné et le noyer.

La proportion de teinture utilisée sera mesurée en grammes, en tenant compte de la longueur du cheveu. Il s’agit ici d’une préparation tout à fait différente de la coloration chimique, car la teinture naturelle n’agit pas de la même façon.

« La teinture végétale recouvre mais ne pénètre pas le cheveu ni le cuir chevelu. »

— Vincent Bonhomme, coiffeur

Nous avons testé cette coloration au salon et le résultat offre une très belle nuance, d’allure naturelle, avec des reflets. De plus, elle couvre adéquatement les cheveux blancs, les laissant doux et soyeux.

LE PRIX

La coloration végétale, surtout effectuée en salon, est plus chère que la teinture chimique d’environ 10 à 15 %. Il en coûtera aussi plus cher pour les cheveux foncés que pour les cheveux clairs, car cela nécessite deux ou trois applications. Une première application de base coûte environ 60 $. Des contenants sont également offerts dans les salons participants, si vous préférez teindre vos cheveux à la maison. Le prix ? 32 $ pour 120 grammes.

MODE D’EMPLOI

Si vous utilisez la coloration végétale pour la première fois, il est préférable d’obtenir les conseils préalables d’un coloriste en salon. Il n’est pas recommandé d’employer une même plante sur des cheveux de couleur différente.

  1. Selon la longueur, mélanger entre 60 g et 100 g de teinture en poudre avec de l’eau chaude, de manière à obtenir une sorte de « mayonnaise ».
  2. Appliquer la coloration à l’aide d’un pinceau en brosse. Laisser reposer entre 15 et 60 minutes, selon la couleur désirée.
  3. Rincer abondamment, jusqu’à disparition complète du mélange de plantes.

Un conseil : Oui, la préparation est plutôt boueuse. C’est normal ! Si vous ne voulez pas tacher vos meubles, on suggère d’étendre une toile ou une vieille serviette par terre, ou encore de s’asseoir carrément dans la baignoire.

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.

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La Métropole du 18 juin 2014

Eya présentait «Déjeuner sur l’herbe. Chansons d’aube et de nature du temps des troubadours.» Femke Bergsma, à la vielle, flûte à bec et voix accompagnée de Jean-Philippe Reny, au luth, oud et tambour de Béarn ont interprété des Carmina Burana (chants de Beuern) et des aubes du 12e siècle. Après des études au conservatoire d’Utrecht, Femke Bergsma se perfectionne auprès des membres de l’ensemble Boston Camerata et participe aux ensembles Scholastica et Estavel. 



Jean-Philippe Reny étudie l’oud et la musique turque depuis 2002 et a contribué notamment aux Productions Strada, le collectif d’escabeaux et Amoureuses balades.  



L’Ensemble Eya, fondée en 2005, se spécialise dans l’interprétation des musiques du Moyen Âge et des liens musicaux et littéraires entre les différents répertoires de musiques anciennes et traditionnelles québécoises. Mentionnons le disque La belle se siet qui relate l’histoire tragique d’une file qui aime un prisonnier et qui veut le suivre dans la mort. Un univers à des années-lumière des amours contingents de Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir.* La mélodie du 13e siècle se retrouve dans les manuscrits de Bayeux, Francis Poulenc en fait une version, et la chanson La Pernette s’en inspire encore aujourd’hui.  

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La Métropole du 7 mai 2014

Ainsi, des librairies deviennent galeries informelles, des magasins, comme Roche-Bobois, offrent leurs murs aux peintures de Diane Dufresne et même un salon de coiffure devenir, le temps d’un soir, un lieu culturel. Vincent Bonhomme, propriétaire du Jardin d’art et de coiffure, situé au coeur du Plateau Mont-Royal, présente des expositions de peintures ou de photographies et des concerts à l’occasion pour ses clients et leurs invités.



Féru d’art, Vincent Bonhomme a fondé le festival de musique baroque et de la renaissance, Les cordes sensibles dans la ville de Saint-Ambroix de sa France natale. Immigré à Montréal en 2008, il poursuit sa passion en créant les soirées musicales du Jardin d’art et de coiffure et offre un répertoire éclectique allant du baroque, au flamenco en passant par la chanson française. Ainsi, la 30e soirée musicale du Jardin d’art et de coiffure présentait, le 3 mai, le Trio de jazz Chantale Morin, avec pour thème la célèbre pièce de Keith Jarrett, Memories of Tomorrow.

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Montreal plus

L’art de la coiffure
Ce salon résolument zen est conçu pour que les visiteurs s’y sentent très à l’aise. Les chaises et les murs séparateurs sont faits de bambou et de rotin, et les pièces aux accents de bois et de pierre sont l’œuvre de l’artiste français André Corsi. Le résultat ? Un salon à l’atmosphère relaxant et artistique, où vous pourrez prendre soin de vous et même vous gâter.

Une approche entièrement naturelle
Le Jardin d’Art et de Coiffure est l’idée de Vincent Bonhomme, le consultant en style résidant du salon. Le salon lui-même a pour objectif de prodiguer des soins pour les cheveux avec les produits entièrement de la gamme du styliste français René Furterer. Avec leurs huiles essentielles de melaleuca, d’eucalyptus et de lavande, ainsi que les extraits de plantes comme le noisetier, le sésame et le coing, ces produits sont conçus spécifiquement pour traiter les cheveux et le cuir chevelu de façon naturelle. Des cuirs chevelus secs aux couleurs endommagées, en passant par la calvitie et les pellicules, vous pourrez y acheter des produits conçus pour traiter tous les problèmes liés aux cheveux.

Le salon comme salle de concert
Aux quelques semaines, les lumières sont tamisées et les chaises sont regroupées autour d’un piano droit à l’arrière pour un petit concert. Mettant en vedette des musiciens du coin, ces soirées sont très appréciées par la communauté et soulignent la mission artistique du salon. Et comme si ce n’était pas assez, des œuvres d’artistes locaux sont exposées sur presque tous les murs, ce qui vous fait profiter d’une ambiance particulièrement agréable pendant que l’on s’occupe de vos cheveux.

Montréal Plus .ca :http://www.montrealplus.ca/montreal/venues/jardin-dart-et-de-coiffure

Article dans « Clin d’oeil »

Clin d'Oeil

Paru dans « Elle »

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